Comité Populaire Des Nouveaux Malgré Nous

Comité Populaire Des Nouveaux Malgré Nous 37

Sanitas premier quartier déclaré Zone Urbaine Militarisée

.. à Tours il faut de l'imagination pour vivre ensemble.. et non de l'humiliation!

lundi 1 février 2010

A votre BUNKER sous-citoyens

Dans la série Tours ment et tourment..



envoyé par CPDNMN. -

il suffit de cliquer sur l'image pour lire l'article.



Ou la Bunkerisation à visage humain.


Les caves sont pleines de mort aux rats, la dératisation n’a jamais cessé. A Tours la municipalité avance à visage découvert avec une arrogance tout en Ecobuldinge sans méninges.


Après la Militarisation : LA BUNKERISATION


Extrait du Tours Infos (mensuel munizibal d’informatzione) février 2010 N°116 page 4.

…Tours(s)plus en choisissant pour maître d’œuvre, le jeune architecte Nicolas Favet, lauréat du prix Ecobulding et architecture de la fondation Nicolas Hulot, éclaire sur ses intentions.

L’objectif fixé : une consommation d’énergie deux fois inférieur à celle d’un bâtiment respectant les normes en vigueur. "Le travail le plus remarquable portera sur l’enveloppe du bâtiment", note Aline Rollin, ingénieur de l’OPAC, maître d’ouvrage délégué. Pour éviter absolument les déperditions de chaleur, le blockhaus est en théorie un modèle "parfait " , mais Nicolas Favet veut aussi prouver que le geste architectural est possible, (woua si ce n’est pas du verbiage çà !!) quand bien même la présence de vitrages doit être limitée. "Mon projet, s’il est sobre, explique-t-il, s’accorde avec harmonie au dessin rigoureux des bâtiments principaux du quartier…" cela revient à dire qu'en regardant le camp du Sanitas, un blockhaus conviendra parfaitement avec les bâtiments déjà hideux du quartier.. ahha le dessin rigoureux.. nous aimerions bien vous rencontrer pour en discuter sobrement et très rigoureusement..


Etrange non, que le Sanitas ait pu inspirer un BLOCKHAUS !!!! Ils zont une imaginatzione incroyable !!


Aline Machine trouve que le travail remarquable sera l’enveloppe du bâtiment. Nous sentons également ce besoin absolu d’éviter tout déperdition de chaleur c’est presque une obsession. Et la meilleur des réponses fut une conception qui puisse faire double emploi : le BLOCKHAUS. comme modèle "parfait". D’un côté il permet d’éviter toute fuite de chaleur à des fins bio-économiques (vous y croyez vous ?!) et de l’autre, bien sure moins avouable, de protéger les futures start up des attaques possibles de l’extérieur.

La population entière est coupable d’être pauvre et donc potentiellement délinquante et criminelle. En attendant que tout le monde soit dégagé et le secteur assainit, la meilleur des constructions répondant à ces 2 critères chaleur et protection en Zone Urbaine Militarisée reste le BLOCKHAUS.

C’est un espace qui est par définition lui-même défendable, par sa structure, par ses formes, il est en lui-même dissuasif. Nous retrouvons ici un exemple d’Architecture de Prévention situationnelle. Un aménagement des lieux pour prévenir le crime. Thème que nous avons un peu abordé dans le premier article ("lettre ouverte contre tous ceux qui nous détestent et déclarent la guerre à notre quartier le Sanitas")

Nous sentons également quelque chose de l’ordre de la prouesse technologique d’écologie en milieu pauvre militarisé, mitarisé, après la cité radieuse le BLOCKHAUS MODERNE.

Aline est fière ingénieuse et point une belle ingénue, elle turbine. Vas y Aline c’est bon, c’est bon.. comme dans la chanson.


Nicolas Culot quant à lui, nous explique avec beaucoup de classe et même avec panache, qu’il va nous faire gober avec une grande sincérité que son bâtiment s’inscrira parfaitement dans l’architecture du quartier. Il suffit de l’écrire et le répéter dans tous les magasines et organes de propagande municipale pour que tout le monde y croit… c’est le consentement.

Mais par quoi tout le monde a-t-il été inspiré ?? Comment en est-on arrivé à parler BLOCKHAUS ? Comment sort de la bouche de professionnels chargés de nous administrer et veiller à notre qualité de vie le mot BLOCKHAUS ? que se passe-t-il à ce moment précis ?

Es-ce que tout le monde dit "oui, oui c’est bien un BLOCKHAUS, c’est une bonne idée pour ce quartier, ça va être très jolie et ce côté paisible et agréable du BLOCKHAUS ça va certainement faire plaisir aux habitants et les rassurer??"


Un BLOCKHAUS cela ne vous fait-il pas penser à des morts plutôt qu’à des vivants ? Quand j’étends BLOCKHAUS je pense à :

ghetto = sécurité = zone = défense = concentration = prison = guerre = mort = nazi = surveillance = internement = destruction = isolement = torture = massacre = pacification = pogrom = charnier = terreur = militaire = déportation = horreur = camp = nettoyage = épuration = extermination =


- argument écologique vérité médiatique -


ce qui va suivre est une fiction..


Dialogue entre Machine et Culot tout en technique qui nique. L’une expliquant à l’autre son soucis de déperdition de chaleur qu’il faut éviter à tout prix. Mais une digression est si vite arrivée..


Machine : …de notre côté (l’OPAC) nous avons bien réfléchi, il nous semble qu’un BAUKHAUS réponde à toutes nos préoccupations économiques, sécuritaires et sociales.

Culot : Euh oui, en plus pour les finitions c’est simple et sobre et l’été il fait toujours frais, je me souviens enfant les BLOCKHAUS de Bretagne ça me fasciné il y faisait toujours bon.

Machine : Ah oui, les BLOCKHAUS de Bretagne c’est un genre de palais Breton hein ?! (tout le monde rit à pleine dent)

Bon, soyons un peu sérieux, pas trop quand même. Vous savez un BLOCKHAUS dans une Zone Urbaine Militarisée comme le Sanitas, ça ne choquera personne, quelques uns seulement. Nous ferons diversions avec toutes les fêtes organisées, l’attention sera vite canalisée sur autre chose. Tenez regardez, il y a le Tram qui occupe les esprits en ce moment, ça fera parfaitement notre affaire et ce, pendant au moins cinq ans. Lui de toute façon il passera, de gré ou de force, le Tram passera !! C’est en quelque sorte notre Cheval de Troie et pour le camp du Sanitas c’est notre Bélier. Vous comprenez avec lui c’est la fête de la force.

Culot : Oui je comprends vous avez raison. Un BLOCKHAUS installé dans un camp de la vie ça passera et bientôt le train, pardon, le Tram desservira la station "Centre de Vie"... Aahahahah..

Machine : Vous me faites rire.. hahaha...

Culot : Et vu l’architecture et l’urbanisation antiguérilla de la cité, avec toutes ces caméras, barreaux, barrières, grillages, interdictions, poteaux défense et grilles de la liberté, le BLOCKHAUS dans la ZUM tout le monde va s’y habituer très vite, et une fois qu’il est là de toute façon il n’en bougera plus.

Machine : Exactement. Regardez le "Centre de la Vie" il est toujours là.. hahahaha quand je pense que tout le monde y a cru.. hahahaha...

Culot : Fallait osé quand même.. hahahaha...

Machine : Hé oui ! Vous savez cette nouvelle conception du BLOCKHAUS moderne n'attirera pas beaucoup l’attention croyez-moi. Au début c’est l’étonnement, c’est nouveau et c’est toujours bien quand c’est neuf, on est respectueux. Et le respect on a les moyens de l’installer et d'ailleurs toute personne suspecte qui gravitera autour de notre BLOCKHAUS, de jour comme de nuit, sera vite interpellée, le secteur et sous vidéo surveillance et il y a un petit poste de police installé depuis très longtemps juste derrière le "Centre de Vie".. ahahah...

Culot : Vraiment ? Je ne savais pas.

Machine : Nous devons absolument faire place nette dans ce périmètre. Changer progressivement de population ce n’est pas si simple, cela prend plusieurs décennies. Quand le BLOCKHAUS va s’installer les bobos iront manger où ? consommer où ? Il faut qu’il y ait tout à porter de main, bars, restaurants, loisirs, supermarché, coiffeurs.. tout un quartier à faire en somme, une mini quartier qui va s'agrandir à très grande vitesse il va supplanter et phagocyter les restes !!

Il ne sera pas utile de faire intervenir l’armée contre les habitants résistants. Les plus coriaces et il y en a à chaque fois finissent par quitter de leur plein gré les lieux dont on souhaite les voir partir. Nous avons des moyens de contrôle et de pression sociale très efficaces, plus subtiles, toute une panoplie de possibilité. D’ailleurs nous avons déjà commencé, toute personne née au Sanitas entre les années 1975/80 et après ne peuvent plus y avoir un appartement, elles sont renvoyées automatiquement au camp de La Rabière à Joué-les-Tours et aux Fontaines. Vous savez les directeurs de l'OPAC sont souvent d'anciens militaires d'Indochine ou d'Algérie, ils connaissent bien les problèmes de répartitions pour sectoriser les populations, ils en ont une grand maîtrise. Rien n'est laissé au hasard, JAMAIS. Tout est sous contrôle. Nous faisons bien notre travail. Nous au moins nous avons un.. hahaha... Qui aime bien châtie bien.. hahaha.. il devrait bosser un peu plus tous ces pauvres.

Culot : .. Aahahaha... le Centre de tous les Châtiments. Nous pourrions envisager quelques cellules sous le BUNKER ?

Machine : Comment n’y ai-je pas pensé ?

Culot : C’était une galéjade. Je cabotine un peu, j'aime bien le théâtre, d'ailleurs je pratique un peu ,je suis à ma façon une sorte de super comédien. Dites vous savez quoi ?

Machine : Non ? Dites-moi tout...

Culot : Dans un BLOCKHAUS il y a toujours des cellules... hahaha..

En cœur : ..HAHAHAHAHAHA... (tout le monde ris de bunkoeur)



Et si le Sanitas avait inspiré autre chose qu’un BLOCKHAUS ?

Le BLOCKHAUS n’est pas du tout à l’image de la société des habitants du Sanitas, n’aurait-il pas été plus judicieux et agréable pour les yeux qui vont être confrontés à cette forteresse, un bâtiment qui inspire la sympathie et la confiance plus que la peur et la guerre ?

Personne n’a été consulté sur ce sujet ? Les voisins verrons à la grisaille du quartier s’élever le BLOCKHAUS de la honte. A quand les miradors et les zones électrifiées ? Jusqu’où allez-vous continuer ? Pensez-vous que nos yeux ne savent point distinguer ce qui est agrébale? Pourquoi personne ne nous respect ?

Une autre pépinière verra le jour au camp de La

Rabière de Joué-Les-Tours





Enfin un acte Citoyen pour les sous-citoyens, par le Ministère de l'Offense





RECENSER SURVEILLER PUNIR

Mon nom à moi ? C'est NON !!

- contre le recensement -

* * *
Refusons ensemble le recensement
Appel aux habitants du camp du Sanitas

Légitime Défense Des Populations Bafouées

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CPDNMN le site internet

samedi 30 janvier 2010

Le quartier Sanitas n'est vraiment pas ce que l'on en dit

Le quartier Sanitas à Tours Centre n'a pas la réputation que beaucoup de Tourangeaux lui prêtent. Sa mauvaise images n'est-elle pas insidieusement entretenue par la municipalité ? Celle-ci ne souhaite-t-elle pas légitimer sa politique carcérale des quartiers à des fins moins avouables, comme celle de voir partir peu à peu certain de ces habitants? La venue du TRAM en septembre 2013 ne va-t-elle précipiter les évènements? En transformant ce quartier en prison à ciel ouvert ne contribue-t-elle a le transformer en ghetto? Ne pousse-t-elle pas au crime ces habitants?

Nous sommes conditionnés dans le milieu dans lequel nous vivons. En vivant dans un milieu qui ne donne à voir que des barreaux et des barrières cela n'exacerbe-t-il pas la peur et la paranoïa? Comment peut-on obliger des hommes et des femmes, des jeunes et moins jeunes à vivre ainsi? La population du Sanitas peut-elle s'en protéger? La municipalité s'en rend-elle compte? si oui, c'est criminel. Si non, peut-on l'aider à ouvrir les yeux sur ce qu’elle sait déjà?

L'urbanisme a une force, une dimension et un langage caché inimaginable. C'est celui de nous faire agir, réagir et réfléchir comme bon lui semble. Il nous fait accepter petit à petit, par le consentement des choses répétées qui s'aggravent continuellement, sans que nous pussions y faire quelque chose. Nous restons et regardons impuissant s’installer ce que nous ne voudrions même pas pour nos chiens.


Le Comité Populaire Des Nouveaux Malgré Nous, tentera d'apporter des réponses, posera des questions et s'emploiera à informer chaque habitant du Sanitas sur cet urbanisme mit en place pour prévenir le crime. Il avance sournoisement et silencieusement depuis de nombreuses années. Par principe de précaution la municipalité nous a condamné, nous les habitants du quartier Sanitas, comme étant potentiellement des délinquants et futures coupables des crimes pas encore commis.

vendredi 29 janvier 2010

Lettre ouverte contre tous ceux nous détestent et qui déclarent la guerre à notre quartier le Sanitas

« de l’art dans la vie, des grilles dans la ville, du cul dans la vue ou comment ça suce en Z.U.S. »

1) Souvenez-vous l’année dernière, le Sanitas fêtait ses 50 ans de vie de quartier (18/04/09), la ville délègue à Mohamed Moulay* (référent Contrat de Ville du quartier du Sanitas) le soin d’organiser les festivités. On amuse tout le monde et, pendant que la mairie fait diversion, elle installe en décembre 2009 la vidéosurveillance du côté de la place neuve (centre de "non" Vie du Sanitas) et du quartier Saint Paul. La ville et monsieur Moulay se sont bien gardé d’expliquer en avril le plan prévu pour la fin de l’année. *les référents sont à la politique ce que les videurs sont à la discothèque. Censés pour les premiers (les référents) expliquer à leurs "semblables" - souvent de même origine ethnique - l’importance de la civilité voire de la servilité exigée par la ville pour faire respecter la bienséance et une idée fantasmée de la politesse, et ce même par la force, et pour les seconds (les videurs) faire admettre toujours à leurs "emblables"qu’ils ne peuvent pas entrer parce que pas habitués du club, ou alors uniquement accompagnés d’une jeune femme, les baskets étant bien sûr bannies et la casquette un signe d’appartenance à la "voyouserie" et les deux : Grand Maître Voyou. A force de vouloir taxer le vice et non la vertu on a cru que celle-ci était sans sévices, et bien c’est faux. La racaille municipale, ça existe. 1) à la vue de la plaquette annonçant les festivités sédatives du 18/04/09, vivre dans une tour semble cool, fun, cela a même un côté festif. on ne remercie pas la médiocrité. le bon goût ça ne s'apprend pas.

Claude Roiron (17ème adjoint de la mairie de Tours et adjointe Spéciale de Saint-Symphorien), une langue de bois dans une gueule de fer, adjointe à la sécurité, expliquait dans un article du Point daté du 17/01/2007 (n°1748) "je suis socialiste et Big Brother, ce n’est pas ma valeur. Je suis contre la vidéosurveillance, sauf dans quelques endroits sensibles". Elle n’osait pas avouer que le Sanitas était pour la municipalité une zone sensible et une priorité, une Z.U.S. (Zone Urbaine Sensible). Le fait qu’elle assure être socialiste devait nous rassurer sur ses intentions en nous faisant imaginer que c’est de la bouche des socialistes que sort l’humanisme. Hé non ! la droite dure est au service de cette gauche folle. Ces socialistes-là, sont à l’extrême droite de la gauche.

Le quartier du Sanitas est une Cité unique en France avec 4000 logements sociaux en centre ville. Hé oui ! le Sanitas est en centre ville et la ville n’en peut plus et ne veut plus de certains habitants et de sa "zone". Elle aimerait bien les voir disparaître, se désintégrer ou qu’ils se détruisent eux-mêmes. Le tramway, c’est LE PLAN.

Ce que la municipalité oublie de nous expliquer, c’est qu’elle va "normaliser-sécuriser" le quartier avant la venue du tramway qui devrait emprunter, en venant de la gare, la rue Blaise Pascal en passant par le boulevard de Lattre de Tassigny, pour prendre ensuite l’avenue du Général De Gaule et rejoindre la place de la liberté. Elle ne lésinera pas sur les moyens qu’elle va utiliser et même la force pour faire partir ailleurs une partie des habitants du quartier du Sanitas. La militarisation (caméras, barrières, barreaux, les porches inaccessibles..), la déclaration de guerre et ensuite la pacification sont des scénarii tout à fait envisageables. Après tout, nous sommes un pays en guerre avec des troupes engagées à l’étranger, mais la France a un ennemi intérieur : LE PAUVRE. Le rapprochement police/armée instauré par le gouvernement Zarkozy y contribuera au besoin. Un peu comme si notre quartier était une zone de guerre en Afghanistan ou un quartier de Bagdad qu’il faut "nettoyer". Le vocabulaire utilisé par les médias est le même pour éviter d’expliquer qu’il y a une grande pauvreté, de la peur, du chômage, de la délinquance, des habitants en détresse qui se cachent parce qu’ils ont honte de leur situation qu’ils vivent comme une véritable humiliation, et la ville de stigmatiser la violence plutôt que de regarder ce qui a échoué depuis plus de 20 ans. Elle ferait mieux de remettre en question sa politique des quartiers, plutôt que de nous accuser de ses propres échecs, et agir enfin avec nous et pour nous, plutôt que pour elle-même et dans la seule optique de conserver ses privilèges. A un quartier difficile déclaré Z.U.S. elle a préféré le triomphe, la force et l’arrogance bourgeoise face à la fragilité des gens qui n’ont rien. Où il y a absence de volonté sociale, parfois c’en est une : L’EXCLUSION.

Les habitants du Sanitas sont des habitants à part entière et sont pour beaucoup français, et la municipalité nous le dit et le répète à qui veut l’entendre, et surtout à l’occasion des élections quand elle s’adresse à la nouvelle génération issue de l’immigration (certains y ont même cru ou failli y croire). Elle explique à ces jeunes, assez mal d’ailleurs, que nous avons, qu’ils ont, que Tous avons des droits - continuellement méprisés - et des devoirs, que nous méprisons à notre tour, car si nous ne le comprenons pas nous le devinons sûrement, les droits n’existent en réalité que pour qui peut les exercer. A notre niveau nous passons notre vie à en subir les conséquences.

Mais entre deux élections nous redevenons des français de seconde zone. En réalité nous sommes TOUS considérés comme des sous-citoyens, la France d’en dessous c’est NOUS : Français, estampillés Français d’Origine et Etrangers.

Il y a un consensus sécuritaire devenu complètement fou contre nous les habitants du Sanitas. Nous sommes bafoués et humiliés toute l’année mais nous déclarons TOUS sur notre honneur piétiné nos revenus, déclarations et notifications administratives de Français de seconde zone et d’Etrangers occis. L’argent n’a vraiment aucune odeur, cela nous le savions déjà.

La politique de "résidentialisation", c’est le terme utilisé pour la réhabilitation du quartier Sanitas, parce que tout a à ce point échoué que les mots nouveaux donnent une impression d’idée nouvelle, transformer le "Sanite" en résidence de haut standing, voilà donc l’objectif.

D’abord le "désenclaver", c’est-à-dire le rendre accessible (destruction des barres, aérer les espaces et élargir les rues, destruction des espaces intimes pour de la convivialité bien surveillée, expliquée, répété, matraquée, rassérénée sur le papier des innombrables journaux et organes de propagande de la bonne pensée munizipale, un bon exemple de fabrication de l’opinion publique) dans un premier temps pour les forces de l’ordre, ensuite améliorer le cadre de vie et casser son image de cité afin de résoudre des problèmes plus profonds, d’ordre social, et attirer ainsi des entreprises et développer le secteur tertiaire. Mais pour cela la ville devra faire partir des habitants. Impossible de "boboïser" un quartier classé Z.U.S. Le Sanitas ne sera jamais une extension de la place P lumereau (vieille ville chic) ou du quartier de la gare (centre d’affaire qui jouxte le Sanitas) en l’état actuel des choses.

Plus qu’un rêve, un souhait avant de lâcher sa place et marquer à son tour une histoire à Tours d’ego. Jean Germain 2) (le maire, il est la mairie) malgré deux mandats à son actif n’a pas encore Un Grand Projet pour Tours comme son prédécesseur Jean Royer en eut à son époque. Son PLAN c’est son TRAM 3), un genre de jouet à déshumaniser un peu plus.

2) un exemple de cumul de mandat : Maire, Président de Tours Plus, vice-Président du Conseil régional du Centre, Président du SITCAT, l'Hôpital, l'OPAC, la SET (Société d'Equipement de touraine)
3) il sera dessiner par Buren. Dans la ville en transe l'hôpital avance, les habitants sont les nouveaux patients de la si vile ville. La cité, parkinge de la clinique sans méninges. attention il défend son lart par tous les moyens.

Le TRAM, c’est LE PLAN, le super jouet, un Cheval de Troie pour faire diversion. La ville et la région aidées par des médias sédatifs canaliseront l’attention de tous sur les bienfaits du JOUET DU PLAN DU TRAM. D’une part, les uns vanteront les bienfaits et tout le monde y ira de sa petite histoire et de son idée sur le sujet, et de l’autre, ses détracteurs qui feront du bruit (et ce à juste titre) seront taxés d’être des "terroristes anti-progrès, pollueurs" qualificatifs faisant d’eux des personnes peu fréquentables qu’il faudra éviter à tout prix.. L’écologie, argument coup de balai sur les discussions, l’emportera sur tout, et ainsi le non débat continuera, la vérité sera noyée et pendant que tout le monde jouera à "Ah ! comment ça marche vachement bien la liberté d’expression dans la république totalitaire" (ça marche comme le traité de l’union européenne, souvenez-vous tout le monde avait dit NON) en coulisse se décidera (hélas ça ne sera plus un jeu) l’avenir de quelques pauvres à qui la municipalité proposera peut être un pécule - ce n’est pas certain, la bataille s’annonce difficile, personne n’est propriétaire – en tout cas les obligera à quitter les lieux tant convoités. La tentation financière et la présence militaire venant motiver le départ, elles précipiteront les "bougres" vers un lieu dont on ne parlera jamais, loin de tous et de tout et surtout loin des yeux.

L’évidence sert à cacher la vérité. On a vu une partie de la panoplie de la gestion sécuritaire de la ville de Tours, et tout cela en fait participe d’une normalisation de l’usage de l’espace urbain qui s’inscrit dans une perspective beaucoup plus large, qui porte le nom d’Architecture de Prévention Situationnelle**, ou "Defensible Space" : aménager les lieux pour prévenir le crime. Voilà ce que cache la politique de "résidentialisation". **Le "Defensible Space" est un principe mis au point dans les années 1960 en Angleterre et aux Etats-Unis, c’est par définition un espace qui doit être par lui-même défendable, par sa structure, par ses formes, il doit être en lui-même dissuasif.

Comment la ville compte-t-elle régler en 3 ans (2013, date des essais du tram) ce qu’elle a oublié, ostracisé, exclu depuis 20 ans et plus ?? Si c’est le dialogue qu’elle compte choisir, elle ne s’y prend pas de la meilleure façon, et peut être devrions-nous l’aider pour cela ? Ou va-t-elle tenter le coup de force ?

D’après le commissaire divisionnaire Noël Paysant "Tours est l'une des villes de France où le taux de présence policière est le plus élevé. Les effectifs [500 fonctionnaires de police, NDLR du Point] passent la moitié de leur temps sur le terrain." (propos recueillis dans ce même article du Point cité ci-dessus)

Oui, parfois nous laissons un peu aller notre quartier, parce que nous avons nos soucis et manquons d’énergie, de vigilance, et sommes inquiets de l’avenir ici plus qu’ailleurs dans la ville. Mais depuis très longtemps nous sommes à ce point insultés, déglingués, haïs, détestés, continuellement et mesquinement surveillés que nous avons pour beaucoup d’entre nous abdiqué sur beaucoup de choses, et avons fini par ne nous occuper que de nos intérieurs, parce qu’enfin nous nous y sentons bien. Ils nous ressemblent et nous n’y sommes pas jugés, contrairement à ce qu’il se passe avec les instances municipales qui, désirant nouer le dialogue, utilisent des "référents contrat de ville" pour nous divertir. Ces référents sont un tel affront qu’une borne électronique aurait encore été préférable à pareille mascarade. Cette dépense inutile, ce salaire de Contrat de ville d’environ 1000 euros par mois pourrait être plus diligemment utilisé par une association à but non sédatif du quartier. Dans ces emplois de ville il vaut mieux avoir des prétentions que de posséder des aptitudes si on souhaite tenir sa place.

Oui, nous avons quelque peu négligé ce qu’il y a derrière nos portes, les escaliers et ascenseurs, nos relations de voisinage, notre immeuble, la rue devant et le quartier dans son ensemble, laisser partir le gardien. Alors oui, il y a des efforts à faire, ensemble nous devons reprendre en main notre cité parce que les responsables politiques de la ville, ceux qui ont le pouvoir de transformer le quartier en prison à ciel ouvert, en camp de la vie entouré des barreaux de la liberté, ne vivent pas avec nous et ne veulent plus de nous. Ne leur donnons pas d’alibis supplémentaires : l’usage de la force.

Beaucoup semble soutenir l’installation des caméras de surveillance, mais il y a des Français, des estampillés Français d’Origine et des Etrangers, appelez-les comme bon vous semble, juste des hommes, des femmes, des jeunes et des moins jeunes qui ne sont pas d’accord et ne veulent pas se laisser faire. Qui ne dit mot consent, mais à quoi avons-nous consenti ? On nous fait peur et nous acceptons d’être privés de nos libertés fondamentales pour nous vendre la sécurité garante de notre bien-être. A force de vivre dans une prison nous devenons des prisonniers et réagissons comme des fugitifs. Sous prétexte que nous n’avons rien à nous reprocher, et c’est une vérité, notre bonne foi est une preuve suffisante, devons-nous laisser les caméras filmer, surveiller, et quoi d’autre ?? Sans jamais rien dire ?! NON. Il y a des turbulents, des violents et des trafiquants dans le quartier qu’il faut responsabiliser au plus vite, avant qu’il ne soit trop tard. Tout le monde est lucide.

L’avenir du Quartier n’est ni une affaire de gauche ni une affaire de droite, mais l’affaire de TOUS, avec tous ceux qui le souhaitent et d’abord des habitants du quartier du Sanitas dépossédés du droit de s’exprimer et de la possibilité de décider de l’avenir de leur quartier. La rénovation du Sanitas oui, la réhabilitation, peut-être avec une réelle concertation des habitants, mais la militarisation avant la pacification sous couvert de "Résidentialisation" nous disons : NON.

En tant qu’individu nous avons beaucoup d’orgueil, mais point celui d’être des morts qui croyons voter. On ne peut pas mettre un policier derrière chaque habitant, alors nous devenons peu à peu des citoyens-policiers. Comment pouvons-nous et comment devons-nous envisager l’avenir, notre avenir ? Est-ce possible ??

On se souviendra de cette phrase de Bertrand Delanoë : "La fête doit continuer", lors qu’il avait tout juste été poignardé lors de l’opération "Nuit Blanche" à Paris en 2002, une énième fête de la fête destinée à amuser et divertir d’autres citoyens, mais combien de temps allons-nous devoir nous amuser avant de nous apercevoir à quel point nous avons été nous aussi poignardés joyeusement et cruellement par la municipalité depuis toutes ces années ?? !! Nous sommes loin du bon sens nécessaire pour continuer à vivre ensemble. Voulons-nous vivre encore ensemble ?

Ceci est ma contribution de sous-citoyen bafoué, à la cité à laquelle je suis très attachée parce que j’y suis né, y habite et l’apprécie suffisamment pour la défendre. Funeste, un enragé silencieux qui n’a jamais cru aux mensonges de la municipalité.

jeudi 21 janvier 2010

Les pauvres ont osé, les voeux du maire chahutés..

Il semblerait qu'il y ait des insurgés au camp du Sanitas..


copie de l'article de la Nouvelle République..

point chaud

Sanitas : les vœux du maire chahutés (23/01/2010)


L'entrée en matière a été quelque peu difficile pour Jean Germain, hier soir. A peine commençait-il son allocution pour ses vœux au quartier du Sanitas qu'un « Vous ne nous écoutez pas, monsieur » fuse dans le fond de la salle. C'était parti pour quelques échanges houleux entre Jean Germain, un peu esseulé sur son estrade, et quelques personnes du public réclamant qu'on les écoute. « Nous sommes bafoués, Monsieur, humiliés, tous les jours. Nous sommes contre la militarisation du Sanitas et les caméras de surveillance. » Le maire demande alors le silence. Sans succès. Il envisage alors de reporter les vœux si la situation ne se calme pas. Un autre groupe, dans le public, parle alors de « dictature ». Les choses s'enveniment un peu. La sécurité se rapproche. Et les élus de Tours décident de monter sur l'estrade auprès du maire pour le soutenir. Le calme revient un peu. Puis le chahut repart. Face à ce dialogue impossible, les « insurgés » quittent la salle. Une entrée difficile.

D.Co



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